A croquer

« Les secrets de la femme de ménage », Freida McFadden : les a-priori prendraient-ils la poussière ?

Non, non, je ne me livrerai pas à une chronique exhaustive du deuxième tome de la désormais célébrissime saga de La femme de ménage. Pourquoi ? Parce que les ficelles narratives restent les mêmes (Millie est embauchée par un très riche couple et découvre avec horreur que sa maîtresse est battue par son époux : alors elle doit agir, c’est plus fort qu’elle !), les répétitions aussi (ah, le nombre de fois où Millie reporte le moment de révéler à son petit ami absolument parfait son passé carcéral…), la structure en diptyque (première partie assumée par Millie ; la seconde, source de révélation inédite et qui rebat les cartes, par sa patronne).

« Elle veut que je reste en dehors de ça. Que je m’occupe de mes affaires. Malheureusement, je n’ai jamais été très douée pour ça. » (p.122)

Il n’empêche. J’ai passé un bon moment de lecture. Je ne renierai pas l’impatience fébrile de tourner chaque page, jusqu’au retournement de situation final qui a achevé de me surprendre. Alors j’assume ce petit plaisir, sans prétention littéraire on est d’accord, avec de grosses ficelles prévisibles qui reviennent telles des marronniers. Mais pourvu qu’on lise, n’est-ce pas l’essentiel ?

« J’ai vu pas mal de choses bizarres au cours de mes années de ménage. Beaucoup de choses tordues aussi. Pendant un certain temps, j’ai essayé de redresser certaines de ces choses tordues. Mais j’ai arrêté depuis longtemps. » (p.62)

Classes sociales fracturées, sentiment de justice, quête de la réussite et féminisme : autant de thématiques parfois un peu brouillonnes mais qui fonctionnent.


Les secrets de la femme de ménage, Freida McFADDEN, traduit de l’anglais (États-Unis) par Karine Forestier, éditions CITY (version poche J’AI LU), 2023, 406 pages, 8.60€.

1 réflexion au sujet de “« Les secrets de la femme de ménage », Freida McFadden : les a-priori prendraient-ils la poussière ?”

  1. Je suis entièrement d’accord avec toi !
    J’ai commencé mon 3ème roman de Freida McFadden (les secrets) et il y a des passages si angoissants vers le milieu, que je ne peux plus m’endormir (je lis le soir dans mon lit) ! Je le reprendrai l’après-midi…
    Ce n’est pas le genre que j’affectionne le plus, ni ne déteste, mais je ne pense pas en lire d’autres de cette auteure.

    Par contre, je suis tombée sous le charme de « Gabriële » de Anne et Claire Berest (en Poche).

    C’est une sorte de roman généalogique écrit par les deux sœurs, qui ont découvert tardivement être les arrières petites-filles de cette Gabriële Buffet, épouse Picabia. Cette dame a eu une vie pleine d’aventures, de voyages, d’amitiés avec le monde des arts. On ne s’ennuie pas une minute ! Si tu apprécies la peinture aussi.
    J’en ai fait d’ailleurs un article sur mon blog.

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