A croquer

« L’été circulaire », Marion Brunet : famille à géométrie variable

En cet été caniculaire des années 2000 dans une bourgade insignifiante du Sud de la France, l'honneur d'une famille modeste mais orgueilleuse vacille : Céline, seize ans, est enceinte et reste muette quant à l'identité du père. Jusque là fière et altière, elle compense son ignardise par sa popularité. Pourtant, celle-ci est mise à mal… Lire la suite « L’été circulaire », Marion Brunet : famille à géométrie variable

A dévorer !

« Les Lettres d’Esther », Cécile Pivot : correspondance(s)

Esther est libraire à Lille. Passionnée par son métier et ayant pendant longtemps cultivé l'art épistolaire avec son père, un veuf esseulé qui s'est suicidé quelques années auparavant, elle décide de lancer un atelier d'écriture. Le principe est simple : chaque participant devra choisir deux correspondants parmi les membres de l'atelier et entretenir, pendant quelques… Lire la suite « Les Lettres d’Esther », Cécile Pivot : correspondance(s)

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« Les bons garçons », Pierre Adrian : tragédie sociale en trois actes

Rarement récit m'aura secouée de la sorte. Une tension palpable dès les premières pages, grandissant au fur et à mesure d'une ascension physique et narrative dramatique. Lecteurs, je vous mets en garde : on ne sort pas indemne de ce roman, tristement inspiré d'un fait réel. "A l'évidence, c'étaient de bons garçons. Une sourde appréhension… Lire la suite « Les bons garçons », Pierre Adrian : tragédie sociale en trois actes

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« Térébenthine », Carole Fives : peinture au vitriol

Nous sommes à Lille, au début des années 2000. La narratrice, alors à peine âgée de 18 ans, s'inscrit, pleine d'enthousiasme, en Licence aux Beaux-Arts, persuadée d'assouvir sa soif de connaissances théoriques et pratiques. Las... Elle comprend très rapidement que non seulement la peinture est reléguée aux bas-fonds de l'école et méprisée par le plus… Lire la suite « Térébenthine », Carole Fives : peinture au vitriol

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« Sale bourge », Nicolas Rodier : sous les coups de l’envers du décor

Pierre Desmercier est l'aîné d'une famille de six enfants de la plus pure tradition bourgeoise : la mère ne travaille pas, les moindres regroupements familiaux réunissent au bas mot vingt-cinq convives, le weekend c'est scoutisme et "bonne-maman" veille avec fierté sur toute sa descendance. Mais derrière ce vernis social hautement distingué se cache une réalité… Lire la suite « Sale bourge », Nicolas Rodier : sous les coups de l’envers du décor

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« Le cœur synthétique », Chloé Delaume : « J’veux un mec »

A presque 47 ans, on peut dire qu'Adélaïde a plutôt bien vécu sa vie sentimentale. Jugez-en : depuis l'âge de 15 ans, elle a été amoureuse neuf fois, vécu avec six hommes et cela sur une période de presque trente ans. Sauf qu'à 46 ans, elle vient de quitter Elias après sept ans de vie… Lire la suite « Le cœur synthétique », Chloé Delaume : « J’veux un mec »

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« A trop aimer », Alissa Wenz (rentrée littéraire 2020) : (dé)possession amoureuse

C'est une jeune femme anonyme. Ça pourrait être vous, ça pourrait être moi. Originaire de la Bretagne, elle vit à Paris où elle est professeur dans le secondaire, et où elle donne libre cours à sa passion, la chanson, lors de quelques concerts. Quand elle rencontre Tristan, c'est d'un homme totalement atypique qu'elle fait la… Lire la suite « A trop aimer », Alissa Wenz (rentrée littéraire 2020) : (dé)possession amoureuse

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« On ne touche pas », Ketty Rouf (rentrée littéraire 2020) : sur le fil…

Joséphine s'étiole dans son quotidien de professeur de philosophie dans un lycée de Drancy. Élèves chahuteurs et désintéressés mettent à mal sa bonne volonté de leur inculquer l'art de penser. La sonnerie du vendredi soir et la trêve des vacances sont vécues comme des moments salvateurs et pallient la nausée récurrente qui chaque lundi matin… Lire la suite « On ne touche pas », Ketty Rouf (rentrée littéraire 2020) : sur le fil…

A croquer

« Des garçons qui tremblent », Stéphane Hoffmann : Nantes, théâtre romanesque codifié entre joutes sociales et amoureuses

Vous rappelez-vous du roman Des filles qui dansent, récit lu avec un enthousiasme débordant et chroniqué il y a peu de temps encore ? Je vous propose cette fois-ci la seconde partie de ce diptyque narratif avec Des garçons qui tremblent. Manquera cependant à ma chronique le même enthousiasme que précédemment. On retrouve Camille et… Lire la suite « Des garçons qui tremblent », Stéphane Hoffmann : Nantes, théâtre romanesque codifié entre joutes sociales et amoureuses

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« Les dévorantes », Marinca Villanova : la haine, de mères en filles

Il est des femmes pour lesquelles l'instinct maternel n'est pas naturel. L'évidence tant attendue et espérée de l'amour fusionnel avec ce petit être porté pendant neuf mois se révèle être un leurre, une illusion. "Comment font les mères qui aiment leur enfant immédiatement, inconditionnellement, et si tout cela n'était que mensonge ?" (p.94) Difficile de… Lire la suite « Les dévorantes », Marinca Villanova : la haine, de mères en filles