
Courte chronique puisque, dans le cadre professionnel (ou comment joindre l’utile à l’agréable…), je me suis offert le plaisir de relire le tome 1 de l’excellente saga (datant de 2008 déjà !) Hunger Games.
Et, presque vingt après (ça ne me rajeunit aucunement), je suis frappée de constater l’excellente qualité littéraire d’un roman destiné à un jeune public, mais qui invite à la réflexion sur les carcans imposés par une dictature certes ancrée dans une dystopie mais qui, à bien des égards, fait songer à la triste situation actuelle de notre monde en plein déclin (ou en pleine ascension des impérialismes, c’est selon)…
Happée par l’enchainement des péripéties que l’inoubliable Katniss Everdeen doit accomplir pour honorer le District Douze (et tout simplement sortir vivante des Jeux de la Faim : franchement, qui ferait s’entretuer des jeunes de 12 à 18 ans ?!), je me suis allée à la réflexion du sexe de l’héroïsme. En effet, n’y a-t-il d’héroïques que les hommes ? Suzanne Collins propose un contre-pied narratif bienvenu en démontrant que l’on peut avoir seize ans et des qualités à faire pâlir d’envie les représentants du sexe masculin les plus musclés. Ainsi, un certain souffle féministe balaie tout le récit de sa force incontestée.
Un classique. Une nécessité brûlante.
Hunger Games (tome 1), Suzanne COLLINS, éditions PKJ, 2015, 411 pages, 8.30€.
