En ce frais lundi matin de janvier, le lycée public de Bondy ouvre ses portes pour accueillir les deux mille têtes à casquette ou à bonnet qui le composent. Parmi elles, Mo, un jeune élève de seconde discret à qui sa mère a préconisé de filer dès 7 heures du matin pour éviter d'être embêté… Lire la suite « Le grand secours », Thomas B. Reverdy : pbm d’1 6t nrv
Catégories des p’tits lus
« Les petits farceurs », Louis-Henri de La Rochefoucauld : illusions déçues…
Paul et Henri se sont rencontrés dans les salles de classe d'une prépa austère sise Rueil-Malmaison. Si Henri, un Parisien fort bien né, s'y est complu à cultiver la paresse et la nonchalance, son ami Paul, petit prodige de la province grenobloise, y a vu l'occasion de saisir sa chance de "réussir" à Paris. De… Lire la suite « Les petits farceurs », Louis-Henri de La Rochefoucauld : illusions déçues…
« Le dimanche des mères », Graham Swift : étreintes brisées
En ce dimanche de la fin mars 1924, c'est fête pour Jane Fairchild : son maître, Mr. Niven, lui a accordé un jour de congé en l'honneur de la fête des mères. Qu'elle aille se promener à bicyclette dans la campagne, qu'elle use comme elle l'entend de la demi-couronne qu'il lui glisse généreusement. Après tout,… Lire la suite « Le dimanche des mères », Graham Swift : étreintes brisées
« Plus jamais », Megan Nolan : complément toxique sur sujet fragile
Ne même pas avoir trente ans et tenir, en apnée, sous le joug d'un pervers narcissique merveilleusement beau, désespérément attirant mais aussi terriblement odieux : ainsi peut-on peindre le portrait de l'héroïne, anonyme, de ce premier roman de l'Irlandaise Megan Nolan. Avant qu'elle ne rencontre Ciaran, pigiste de son état, la jeune narratrice a brûlé… Lire la suite « Plus jamais », Megan Nolan : complément toxique sur sujet fragile
« L’épaisseur d’un cheveu », Claire Berest : à la vie, à la mort…
Étienne Lechevallier et Violette - alias Vive - ont passé leur enfance ensemble, du fait de l'amitié de leurs parents entre eux. Puis, le temps a distendu les affinités. Après une certaine errance estudiantine, Étienne a su trouver un sens à son avenir professionnel en devenant un correcteur exigeant aux éditions de L'Instant Fou. Vive,… Lire la suite « L’épaisseur d’un cheveu », Claire Berest : à la vie, à la mort…
« Le délicieux professeur V. », Julia May Jonas : un moderne portrait de femme
De notre héroïne, nous ne saurons jamais son prénom. Par contre, des vicissitudes de son présent, elle nous dit beaucoup : à presque soixante ans, cette brillante universitaire de lettres d'une petite université du Nord des États-Unis maudit la déliquescence de son corps de femme ; assiste, circonspecte, à la mise en pâture de son… Lire la suite « Le délicieux professeur V. », Julia May Jonas : un moderne portrait de femme
« L’amour », François Bégaudeau : la simplicité d’aimer, un art de l’ordinaire
Point besoin de romantisme pour parler d'amour. En douteriez-vous ? A lire le nouveau roman du prolixe écrivain François Bégaudeau, la démonstration en est faite : à défaut de se dire, de se sublimer dans les mots, l'amour se vit. Il se niche dans les petits actes du quotidien, se révèle dans ce qui est… Lire la suite « L’amour », François Bégaudeau : la simplicité d’aimer, un art de l’ordinaire
« Un simple dîner », Cécile Tlili : réjouissances amères
Un simple dîner en apparence. Etienne a souhaité convier Rémi, son ami de toujours, et son épouse, la brillante Johar. Aux fourneaux, Claudia, discrète et timorée kiné souvent reléguée dans l'ombre de son compagnon. Et pourtant, personne n'a envie de figurer à ce dîner. Claudia se sent tellement mal à l'aise lorsqu'il s'agit de mondanités… Lire la suite « Un simple dîner », Cécile Tlili : réjouissances amères
« Le diplôme », Amaury Barthet : laissez-passer de papier
Le diplôme fait-il la personne ? Peut-on se définir principalement à travers une feuille cartonnée format A4 estampillé du sceau d'une prestigieuse école ou d'une honorable université, que l'on accrochera fièrement dans un bureau ou, au pire, que l'on rangera soigneusement dans une chemise vouée à prendre la poussière ? Qui se gargarise à quarante… Lire la suite « Le diplôme », Amaury Barthet : laissez-passer de papier
« Journal d’un scénario », Fabrice Caro : dépossession artistique (Rentrée littéraire)
L'inégalable Fabrice Caro persiste et signe avec ce nouveau roman mettant en scène son archétype narratif, que l'on retrouve depuis Le Discours, à savoir l'éternel loser empêtré dans une situation dont il ne peut se défaire à force de capitulations plus ou moins muettes et de revendications autocensurées. Notre héros malheureux est ici Boris, un… Lire la suite « Journal d’un scénario », Fabrice Caro : dépossession artistique (Rentrée littéraire)
