« Frappe-toi le cour » : un cru Nothomb d’exception !

Mercredi paraissait Frappe-toi le coeur, l’un des meilleurs Nothomb (hélas dévoré en même pas deux heures…), qui fait de son roman un récit cruel de femmes, récit dans lequel les hommes sont passifs, absents, insipides (désolée pour Olivier et Stanislas).

Le ballet de femmes qui se déroule sur les 169 pages s’étend de 1971 aux années 2000. On commence avec Marie, sublime créature tout juste sortie de l’adolescence, et dont la seule jouissance est de susciter l’envie et la jalousie dans les yeux des autres femmes.

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Son narcissisme exacerbé est réduit à néant lorsque, une fois mariée, elle accouche de Diane, une petite fille dont la beauté surpasse celle de sa mère. Or, jalouse de sa propre fille, Marie n’a aucun scrupule à délaisser Diane. La situation empire avec la naissance de Nicolas et de Célia, Marie retrouvant avec eux progressivement et jusqu’à la folie l’instinct maternel dépourvu d’une once de jalousie.

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Fataliste, Diane comprend très tôt que sa mère, « la déesse » comme elle l’appelle, ne sera jamais de ce nom pour elle. Elle trouve donc refuge auprès de ses grands-parents, et ses quelques amis sont des élus dont le charisme physique la dépasse.

Mais la trahison, même lorsque les élections affections sont librement choisies, n’est jamais loin…

Roman cruel et fort, Frappe-toi le cœur est à lire absolument (et oui, encore un !). Vivement l’année prochaine Madame Nothomb…

Frappe-toi le cœur, Amélie NOTHOMB, éditions Albin Michel, 2017, 169 pages, 16.90 €.

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