Le délice Läckberg par temps caniculaire

La semaine passée ayant été des plus chaudes, l’idée m’est venue de me « rafraîchir » littérairement (mais si, c’est possible !) avec un merveilleux polar venu du froid : La faiseuse d’anges, de Camilla Läckberg.

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Je trouve vain de faire une présentation du style Läckberg : à l’heure actuelle, elle est une référence absolue en terme de qualité de récit noir. Elle manie à la perfection le page-turner grâce à l’entrelacement des différents fils de l’intrigue et en passant de l’un à l’autre au terme d’un turning-point qui ne peut que mettre le lecteur au supplice !

La faiseuse d’anges ne déroge pas à la règle : une famille a mystérieusement disparu un dimanche de Pâques 1974 sur la petite île de Välo. Seule la petite Ebba, un an à l’époque, a survécu. Aucune trace laissant suspecter un mobile. Trente ans plus tard, Ebba revient à Välo avec son mari, dans l’idée de reprendre la maison familiale et de poursuivre le deuil de leur fils Vincent, mort quelques mois auparavant. Cependant, la quiétude est de courte durée puisqu’un incendie suivi d’une lettre de menace met à mal leurs projets.

Patrick Hedström et son écrivaine de femme Erica Falck enquêtent sur le fond de l’Histoire la plus noire que l’on puisse connaître et dans laquelle une lignée de femmes va construire une filiation quasi-maudite.

On note que Camille Läckberg tend à travailler l’épaisseur narrative des personnages dits « secondaires » tels Martin et Gösta, et c’est une excellente chose.

Vous l’aurez compris, un bon polar qui se dévore en quelques délicieuses heures parfois glaçantes. Et on en redemande !

La faiseuse d’anges, Camilla Läckberg, coll. Actes noirs, éd. Actes Sud, 2011, 437 pages, 23.50 €.

 

 

 

 

 

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