A dévorer !

« Le visage de la nuit », Cécile Coulon : conte de la monstruosité, beauté de l’innommable

Les romans de Cécile Coulon ont cela d'extraordinaire qu'ils nous plongent dans une temporalité inconnue, passée voire surannée c'est une évidence, et dans une campagne reculée (le bien nommé village "Fond du puits") sise on ne sait trop où en France. A-topique, a-chronique, le dernier récit de l'extraordinaire autrice ne déroge pas à la règle… Lire la suite « Le visage de la nuit », Cécile Coulon : conte de la monstruosité, beauté de l’innommable

A croquer

« Les Corberaux », Anne-Frédérique Rochat : comme un air de Chabrol

Édouard et Élisabeth Corberaux règnent en maîtres sur une petite île où les habitants leur sont dévoués, d'une reconnaissance servile pour toutes les opportunités salariales que le couple offre à travers leur florissante usine, ainsi que pour toutes les largesses prodiguées, grands seigneurs qu'ils sont, à l'école, à la bibliothèque et autres associations. Vivant en… Lire la suite « Les Corberaux », Anne-Frédérique Rochat : comme un air de Chabrol

Non classé

« Le mécontentement », Beatriz Serrano : les temps modernes ?

Marisa abhorre son métier. Viscéralement. Chaque dimanche soir et chaque matin de la semaine sont un supplice qu'elle essaie de tromper à coups de cachets anxiolytiques. Pourtant, sur le papier, son job n'est pas si mal que cela si l'on en juge par son titre de "head of creative strategy". Mais, dans la réalité, elle… Lire la suite « Le mécontentement », Beatriz Serrano : les temps modernes ?

A goûter

« Rapport d’activité », Sarah Orokieta : la vie, mode d’emploi

Pour Noël, un très bon ami de Loïc lui offre un cahier dont le but avoué est de permettre à cet éternel célibataire de 31 ans de consigner ses pensées, ses sentiments, ses journées... Bref, un journal intime, vous l'aurez compris. Sauf que d'une : l'entreprise n'est guère virile, soyons honnête ; de deux :… Lire la suite « Rapport d’activité », Sarah Orokieta : la vie, mode d’emploi

A dévorer !

« Les sœurs Field », Dorothy Whipple : toutes pour une ?

Lucy, Charlotte et Vera ont grandi ensemble, quelque peu à l'écart de leurs deux frères, remuants et guère sérieux. Rapidement évincés du roman, suivis de peu par leurs parents, les sœurs Field se retrouvent à trois, bien que fort jeunes, pour débuter dans la vie. Or, c'est chose avérée, les trios ne sont pas forcément… Lire la suite « Les sœurs Field », Dorothy Whipple : toutes pour une ?

A dévorer !

« La cabane dans les arbres », Vera Buck : à la racine

Henrik a hérité de la vieille maison en bois de son papi adoré, perdue dans l'immensité de la forêt suédoise de son enfance. Même adulte, même père de famille, il continue à chérir les souvenirs de ce temps béni des vacances annuelles où son grand-père était son allié face à un père jugé despotique. Or,… Lire la suite « La cabane dans les arbres », Vera Buck : à la racine

A croquer

« Un monde plus sale que moi », Capucine Delattre : larsen féministe

Elsa n'a que dix-sept ans lorsqu'elle rencontre Victor, de trois ans son aîné. Avec lui, elle embrasse l'idée d'aimer, de se livrer, de goûter à l'amour. Mais cette quête d'émancipation affective et charnelle n'étreint que du vide : passive, soumise, souvent muette, Elsa s'offre sans mot dire à ce qu'elle va considérer pendant presque un… Lire la suite « Un monde plus sale que moi », Capucine Delattre : larsen féministe

A dévorer !

« L’amour et la fureur », Martin Suter : les ennuis

Noah et Camilla s'aiment profondément. Pourtant, Camilla n'aime plus vivre avec son amoureux, un artiste sans le sou. Elle aspire à autre chose, refusant de s'étioler dans une vie seulement faite de compromis et de renoncements. "Ne le prends pas personnellement : une vie où je n'aurais pas à exercer un métier que je hais… Lire la suite « L’amour et la fureur », Martin Suter : les ennuis

A croquer

« Divines amitiés », Anthony Jack Guy Salaün : « âmes » sœurs, « âmes » de cœur ?

Régulièrement sollicitée pour chroniquer des récits, notamment de primo-romanciers, je prends le soin de bien vérifier que les propositions correspondent à mes prédilections thématiques personnelles. C'est ainsi que je me suis emparée avec plaisir du premier roman d'Anthony Jack Guy Salaün, car à bien des égards prometteur. Néanmoins, des points de retravail s'avéreront nécessaires pour… Lire la suite « Divines amitiés », Anthony Jack Guy Salaün : « âmes » sœurs, « âmes » de cœur ?

Brèves

« Des inconnus à qui parler », Camille Bordas : castigat ridendo mores ?

Oh, que je n'aime point abandonner une lecture en cours de route. Pourtant, je fais l'amer constat de mon échec en m'arrêtant à la 170ème page du dernier roman de la talentueuse Camille Bordas, déjà chroniquée sur ce blog pour l'incomparable récit Isidore et les autres. Pourtant, tout m'appelait à aimer son nouveau texte :… Lire la suite « Des inconnus à qui parler », Camille Bordas : castigat ridendo mores ?