Édouard et Élisabeth Corberaux règnent en maîtres sur une petite île où les habitants leur sont dévoués, d'une reconnaissance servile pour toutes les opportunités salariales que le couple offre à travers leur florissante usine, ainsi que pour toutes les largesses prodiguées, grands seigneurs qu'ils sont, à l'école, à la bibliothèque et autres associations. Vivant en… Lire la suite « Les Corberaux », Anne-Frédérique Rochat : comme un air de Chabrol
Catégorie : A croquer
« Un monde plus sale que moi », Capucine Delattre : larsen féministe
Elsa n'a que dix-sept ans lorsqu'elle rencontre Victor, de trois ans son aîné. Avec lui, elle embrasse l'idée d'aimer, de se livrer, de goûter à l'amour. Mais cette quête d'émancipation affective et charnelle n'étreint que du vide : passive, soumise, souvent muette, Elsa s'offre sans mot dire à ce qu'elle va considérer pendant presque un… Lire la suite « Un monde plus sale que moi », Capucine Delattre : larsen féministe
« Divines amitiés », Anthony Jack Guy Salaün : « âmes » sœurs, « âmes » de cœur ?
Régulièrement sollicitée pour chroniquer des récits, notamment de primo-romanciers, je prends le soin de bien vérifier que les propositions correspondent à mes prédilections thématiques personnelles. C'est ainsi que je me suis emparée avec plaisir du premier roman d'Anthony Jack Guy Salaün, car à bien des égards prometteur. Néanmoins, des points de retravail s'avéreront nécessaires pour… Lire la suite « Divines amitiés », Anthony Jack Guy Salaün : « âmes » sœurs, « âmes » de cœur ?
« La voisine sans histoire », Liz Nugent : à la racine…
Sally Diamonds a maintenant quarante-deux ans mais toute sa vie durant elle a vécu sous cloche. Celle, préconisée par son père adoptif et psychiatre de son état, qui a fait de la jeune femme une "handicapée émotionnelle" : une empathie proche du néant, un isolement prescrit, une surdité feinte pour échapper aux autres. Celle aussi,… Lire la suite « La voisine sans histoire », Liz Nugent : à la racine…
« Les secrets de la femme de ménage », Freida McFadden : les a-priori prendraient-ils la poussière ?
Non, non, je ne me livrerai pas à une chronique exhaustive du deuxième tome de la désormais célébrissime saga de La femme de ménage. Pourquoi ? Parce que les ficelles narratives restent les mêmes (Millie est embauchée par un très riche couple et découvre avec horreur que sa maîtresse est battue par son époux :… Lire la suite « Les secrets de la femme de ménage », Freida McFadden : les a-priori prendraient-ils la poussière ?
« L’amour moderne », Louis-Henri de La Rochefoucauld : la fange sous les dorures
Ivan Kamenov, à bien des égards, incarne avec une élégance certaine le spleen parisien dans toute sa splendeur : à jamais endeuillé par l'infanticide barbare dont fut victime son meilleur ami Alexis en 1994, consumant l'amertume d'un premier mariage raté au creux de son cœur, le dramaturge trouve l'apaisement dans l'écriture de pièces de théâtre… Lire la suite « L’amour moderne », Louis-Henri de La Rochefoucauld : la fange sous les dorures
« Le monde est fatigué », Joseph Incardona : la déferlante
Avant, elle répondait au nom de Nathalie Sauget. Avant, elle s'apprêtait à donner la vie à une petite fille, un nourrisson de sept mois niché dans la chaleur de son ventre. Et puis, il y a eu l'après : plusieurs années de coma et de rééducation. Un après identitaire : changer de prénom et s'appeler… Lire la suite « Le monde est fatigué », Joseph Incardona : la déferlante
« Laisse couler l’amour… et ton coeur débordera », Pascal Fioretto, Joséphine dos Santos
Vous n'êtes de toute évidence point habitués à lire de tels titres sur le blog, reconnaissables entre mille (par leur déconcertante longueur, souvent sirupeuse) car emblématiques d'une certaine littérature adulée par des milliers de lectrices pour ses vertus "apaisantes", son humanité et ses bons sentiments. Des romans trop souvent jugés "faciles" à lire par une… Lire la suite « Laisse couler l’amour… et ton coeur débordera », Pascal Fioretto, Joséphine dos Santos
« La reine des abeilles », Gill Hornby : « beeeesbilles »
Lecture plus légère avec La reine des abeilles, roman anglais qui nous plonge dans une province tranquille dont le cadre quasi-unique sera Saint Ambrose, l'école plutôt sélect que chérit pour leurs enfants une communauté de mamans investies. A leur tête, leur présidente, Bea Stuart. Une reine incarnée, tendance despote : rien ne doit contredire sa… Lire la suite « La reine des abeilles », Gill Hornby : « beeeesbilles »
« La forêt de flammes et d’ombres », Akira Mizubayashi : la dualité, entre duos et trios
Ren, Bin et Yuki se rencontrent à la fin de 1944 dans un Japon à feu et à sang. Ils ont à peine vingt ans et l'espoir ancré dans leur chair de vivre, un jour, de leur passion : la peinture pour Ren et la belle Yuki, la musique pour Bin, qui sait déjà que… Lire la suite « La forêt de flammes et d’ombres », Akira Mizubayashi : la dualité, entre duos et trios
