Rencontre au LU (jour 2)

Ce matin, de 11 heures à 12 heures au Lieu Unique dans le cadre du Festival Atlantide à Nantes, j’ai assisté avec bonheur à la grande rencontre organisée avec Philippe Forest pour la sortie de son nouveau livre, Une fatalité de bonheur.

 

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Moment tout particulier pour moi, car j’y ai retrouvé mon ancien professeur d’université, qui m’a fait aimé et admiré Aragon. J’y ai retrouvé le brillant auteur dont les succès sont indéniables, tant pour ses romans (L’Enfant éternel, Le Nouvel amour, …) que ses essais (Le Roman, le réel, …).

J’ai été interpellée par certains de ses propos sur le récit que j’estime d’une grande pertinence, d’une grande justesse, et que je soumets à votre réflexion :

  • Le seul fait de raconter détourne du réel. Tout texte, même fondé sur le réel, a une coloration fictionnelle.
  • La fiction pure est impossible.
  • Il convient d’écrire à partir de sa position dans le réel : écrire un livre sur quelque chose que l’on n’a pas vécu (le Sida, la mort d’un enfant, …) est une imposture. Et s’il y a volonté de témoignage de ce que l’on n’a pas vécu (les camps de concentration), il faut le faire avec justesse, sans opportunisme, en évitant d’utiliser le « je ».

Alors, est-ce que cela fait naître en vous des remarques, des commentaires ?

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2 réflexions sur “Rencontre au LU (jour 2)

  1. Philippe Forest a aussi été un de mes professeurs de littérature, et il est vrai que ses livres et ses conférences sont tout autant des moments privilégiés pour l’amoureux de littérature que je suis. Je n’ai pas lu son dernier livre, mais j’avais beaucoup aimé Le Chat de Schrödinger, qui questionnait déjà le réel et la fiction dans un jeu de miroirs et de paradoxes. Il montrait notamment que nous ne pouvons appréhender le réel que par le biais de notre culture fictionnelle et que raconter le réel, c’est dire une histoire.

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    • J’admire beaucoup Philippe Forest et je suis heureuse de rencontrer d’anciens étudiants et des lecteurs de son œuvre. « Le Nouvel amour » m’avait interrogée sur le lien entre le « je » et la fiction dès lors qu’il y a appui sur le réel, ou du moins lorsque le réel est le matériau de la fiction. Philippe Forest reste donc fidèle à ses thématiques (pour un passionné de surréalisme, se questionner sur le réel est presque logique, non ?!).

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