
Une fois n’est pas coutume, j’irai aussi vite à rédiger cette chronique que le temps mis à lire ce roman, énième version du thriller domestique initié en grande partie par Freida McFadden.
En quelques mots ? Redondant (chambre – bureau – cuisine – chambre – bureau – cuisine… et on recommence !), soporifique, improbable et d’une telle pauvreté, tant narrative que stylistique… L’héroïne, Jodie, au passé trouble (parce que faire justice soi-même, ça laisse des traces), veut établir la vérité sur la mort de sa soeur, Deb, mariée à un psy de renom. Pour elle, sa sœur a été tuée par Roy. Mais l’affaire a été classée : simple suicide. Alors, pour approcher au plus près de la vérité, Jo s’arrange pour… épouser Roy.
Et devinez quoi ? Ça fonctionne ! En six semaines, c’est bouclé ! Mais un mois après, Jodie doute : elle pense que Roy envisage le divorce. Alors, pour rester coûte que coûte dans l’immense demeure de son mari afin d’essayer de trouver des indices, la jeune femme essaie de se rendre indispensable en démontrant ses qualités indéniables de femme au foyer. Et tant pis si autour d’elle ça résiste : les riches amies de feu Deborah, Marie la gouvernante… Autant d’ennemi(e)s potentielles que Jodie, forcément téméraire et fougueuse, ambitionne de contrer.
Que dire ? On passe de révélations en retournements de situation avec la désagréable impression d’un récit quasi-désincarné. Absolument, résolument dispensable. Rien de nouveau sous les lustres brillants des riches demeures des housewives américaines… Il en faudra bien plus pour prétendre renouveler le genre, c’est une évidence.
La femme au foyer, Natalie BARELLI, traduit de l’anglais (États-Unis) par Dominique Maas, éditions VERSO, 2026, 421 pages, 21.90€.
