Cadence, aussi nommée Cady, a l'honneur et le privilège d'être la première petite-fille d'une illustre famille qui compte parmi celles du Nord-Ouest des États-Unis : les Sinclair, riches, très riches de florissants succès depuis les premières générations des colons d'Amérique. Les Sinclair ont tout pour eux : l'argent, la santé, la beauté. Et surtout, que… Lire la suite « Nous les menteurs », E. Lockhart : étés incandescents
Auteur : Mes p'tits lus
« Trois enterrements », Anders Lustgarten : épopée flamboyante
Omar voulait quitter l'enfer politique de son pays et rejoindre la terre promise de la riche Angleterre, où l'attendait la belle Asha. Omar a vécu la violence destructrice des camps de migrants de Grèce et d'Italie, où, telles des bêtes parquées, ils survivaient avec le peu d'humanité qu'on leur octroyait. Omar a espéré que la… Lire la suite « Trois enterrements », Anders Lustgarten : épopée flamboyante
« L’épris littéraire », Julien Leschiera : l’emprise « misery-able »
Dans le microcosme de l’intelligentsia parisienne, il est de notoriété publique qu'un doux illuminé du nom de Lambert se pique de vivre comme Marcel Proust. Notre narrateur, un écrivain dont le succès s'essouffle considérablement, est presque emmené malgré lui une soir par des comparses passablement avinés pour lui faire découvrir cette curiosité. A peine la… Lire la suite « L’épris littéraire », Julien Leschiera : l’emprise « misery-able »
« La petite amie », Michelle Frances : prends garde à toi si elle t’aime (et encore plus si elle te déteste !)
Lorsque Daniel fait la connaissance de Cherry, c'est l'évidence : cette sculpturale jeune femme brune travaillant dans une agence immobilière cotée de Kensington dégage un charme auquel il n'est aucunement insensible. Sa quête de la garçonnière parfaite se double alors d'un "match" amoureux inespéré. Pour Cherry, Daniel est tout ce dont elle aurait pu rêver… Lire la suite « La petite amie », Michelle Frances : prends garde à toi si elle t’aime (et encore plus si elle te déteste !)
« Nous n’avons rien à envier au reste du monde », Nicolas Gaudemet : chemin de traverse
Le deuxième roman de Nicolas Gaudemet, dont j'avais vivement apprécié le brillant La Fin des idoles, s'ouvre sur une scène glaçante : celle d'une exécution publique dans un stade bondé de Corée du Nord. Parce que le condamné aurait frayé avec les ennemis impérialistes, sa mise à mort devant sa famille et toute une ville… Lire la suite « Nous n’avons rien à envier au reste du monde », Nicolas Gaudemet : chemin de traverse
« Nourrices », Séverine Cressan : a-« mère » servilité
Dans une temporalité que l'on devine ancienne, parce que l'on y commerçait le lait des femmes et que l'on s'y appelait Sylvaine, Jehan, Avel, Zaïg, Gladie ou encore Andoche, immersion dans le quotidien des petites gens de la campagne reculée, vallonnée et généreusement boisée à deux jours de route en carriole de la Ville. A… Lire la suite « Nourrices », Séverine Cressan : a-« mère » servilité
« La nuit au cœur », Nathacha Appanah : tombeau kaléidoscopique
Ma chronique, modeste, s'ajoutera à toutes celles, quasi-unanimement dithyrambiques, qui ont célébré le récit de Nathacha Appanah. Alors je ne gloserai pas. Je me contenterai simplement de dire la nécessité de lire ce livre pour qui veut essayer de comprendre une infime part du cauchemar de la violence domestique et de l'horreur du féminicide. L'écrivaine… Lire la suite « La nuit au cœur », Nathacha Appanah : tombeau kaléidoscopique
« Août », Sophie Lasserre : torpeur, langueur, longueurs…
Parenthèse littéraire pour un mois estival pas si éloigné de nous que cela avec Août, court roman qui couvre plusieurs semaines du-dit mois, en Espagne on le devine à un moment donné, dans une maison en pierre plombée par une chaleur implacable. Charlotte y consume son ennui dans une inertie assumée. Elle ne s'occupe guère… Lire la suite « Août », Sophie Lasserre : torpeur, langueur, longueurs…
« Inconnue », Chirine Sheybani : mots à maux
Joie immense de retrouver pour cette rentrée littéraire 2025 Chirine Sheybani, écrivaine que j'affectionne particulièrement pour la force de ses thématiques, telles la maternité ou le couple. Avec des phrases lapidaires et nombre de retours à la ligne qui suggèrent la polyphonie narrative (SA signature littéraire), Chirine Sheybani signe cette année un texte nimbé de… Lire la suite « Inconnue », Chirine Sheybani : mots à maux
« La bonne mère », Mathilda Di Matteo : en garde !
Attention : pépite de la rentrée littéraire que cette Bonne mère, incarnée en la personne de Véro, une cagole marseillaise pur jus, jusqu'au bout (pailleté, bien évidemment) des ongles. Véro, c'est un tourbillon tout de rose vêtu et de blondeur factice, qui aime se dorer la pilule avec ses copines aussi peroxydées qu'elle. Véro personnifie… Lire la suite « La bonne mère », Mathilda Di Matteo : en garde !
