A croquer

« L’amour moderne », Louis-Henri de La Rochefoucauld : la fange sous les dorures

Ivan Kamenov, à bien des égards, incarne avec une élégance certaine le spleen parisien dans toute sa splendeur : à jamais endeuillé par l'infanticide barbare dont fut victime son meilleur ami Alexis en 1994, consumant l'amertume d'un premier mariage raté au creux de son cœur, le dramaturge trouve l'apaisement dans l'écriture de pièces de théâtre… Lire la suite « L’amour moderne », Louis-Henri de La Rochefoucauld : la fange sous les dorures

A dévorer !

« Amours », Léonor de Récondo : amène a-mère-tume

Roman sublime que ce récit des amours licites et illicites au sein de la belle demeure bourgeoise de Me de Boisvaillant, notaire de son état, désespéré à l'idée de ne pouvoir engendrer une descendance. Le ventre de son épouse, Victoire, demeure vide, malgré les assauts expéditifs et maladroits qu'il lui impose depuis leur désastreuse nuit… Lire la suite « Amours », Léonor de Récondo : amène a-mère-tume

A goûter

« American housewife », Helen Ellis : nouvelles et autres curiosités

Insolite recueil de nouvelles que American housewife : la femme ainsi nommée y est souvent anonyme et protéiforme. Souvent écrivaine, régulièrement entourée de chats (quelque peu inquiétant). Absolument polie et policée, mais redoutablement inquiétante derrière ce masque de bienséance. L'art de la chute y est donc savamment consommé. En effet, l'american housewife n'a rien de… Lire la suite « American housewife », Helen Ellis : nouvelles et autres curiosités

A dévorer !

« Les obsessions bourgeoises », Madeleine Meteyer : illusions perdues ?

D'or et de paillettes : tel semble être le désir de conquête de Servane Lacombe, jeune fille banale pas plus intelligente que la moyenne, pas plus jolie que les autres filles et surtout point biberonnée avec une cuillère en argent dans la bouche. Pourtant, Servane n'est pas malheureuse. Sa mère Iris jouit d'une solide réputation… Lire la suite « Les obsessions bourgeoises », Madeleine Meteyer : illusions perdues ?

A dévorer !

« L’âge d’or », Renée Rosen : splendeur et décadence

En 1876 à New York, le beau monde est régenté, dans ses us et coutumes du paraître et du bon goût, par Caroline Astor, la reine proclamée devant laquelle tous s'inclinent, que ce soit lors des opulents dîners ou des fastueux bals qu'elle organise, que ce soit dans son hôtel particulier à New-York ou à… Lire la suite « L’âge d’or », Renée Rosen : splendeur et décadence

A dévorer !

« La faute de goût », Caroline Lunoir : à l’étiquette

Mathilde revient, le temps d'une semaine de vacances aux alentours du 15 août, au château familial que sa grand-mère et ses quatre grands-tantes possèdent en indivision. Fief ancestral depuis l'arrière-grand-père Félix, dit le Général, les générations s'y succèdent, s'étoffent et se retrouvent le temps de mariages, de funérailles et de vacances. On y cultive la… Lire la suite « La faute de goût », Caroline Lunoir : à l’étiquette

A croquer

« Sans passer par la case départ », Camilla Läckberg : enfants de salauds

Camille Läckberg, prolifique écrivaine suédoise, nous habitue depuis trois parutions au genre de la novella, relativement court récit à chute. Ainsi, Sans passer par la case départ coche de nouveau toutes les règles du genre : la brièveté du récit, la concentration de l'action en un lieu (la maison des parents de Max) et une… Lire la suite « Sans passer par la case départ », Camilla Läckberg : enfants de salauds

A goûter

« Deux petites bourgeoises », Colombe Schneck : faire fi des préjugés

Esther et Héloïse sont nées, comme qui dirait, avec une cuillère en argent dans la bouche, dans les beaux quartiers de Paris. Si la première a pu, de façon relative, disposer d'une certaine liberté au-fur-et-à-mesure qu'elle grandissait, la seconde s'est presque tout entière conformée à l'idéal aristocratique de sa famille, mais en toute modestie, selon… Lire la suite « Deux petites bourgeoises », Colombe Schneck : faire fi des préjugés

A dévorer !

« Les bons garçons », Pierre Adrian : tragédie sociale en trois actes

Rarement récit m'aura secouée de la sorte. Une tension palpable dès les premières pages, grandissant au fur et à mesure d'une ascension physique et narrative dramatique. Lecteurs, je vous mets en garde : on ne sort pas indemne de ce roman, tristement inspiré d'un fait réel. "A l'évidence, c'étaient de bons garçons. Une sourde appréhension… Lire la suite « Les bons garçons », Pierre Adrian : tragédie sociale en trois actes

A dévorer !

« Sale bourge », Nicolas Rodier : sous les coups de l’envers du décor

Pierre Desmercier est l'aîné d'une famille de six enfants de la plus pure tradition bourgeoise : la mère ne travaille pas, les moindres regroupements familiaux réunissent au bas mot vingt-cinq convives, le weekend c'est scoutisme et "bonne-maman" veille avec fierté sur toute sa descendance. Mais derrière ce vernis social hautement distingué se cache une réalité… Lire la suite « Sale bourge », Nicolas Rodier : sous les coups de l’envers du décor