A croquer

« L’amour », François Bégaudeau : la simplicité d’aimer, un art de l’ordinaire

Point besoin de romantisme pour parler d'amour. En douteriez-vous ? A lire le nouveau roman du prolixe écrivain François Bégaudeau, la démonstration en est faite : à défaut de se dire, de se sublimer dans les mots, l'amour se vit. Il se niche dans les petits actes du quotidien, se révèle dans ce qui est… Lire la suite « L’amour », François Bégaudeau : la simplicité d’aimer, un art de l’ordinaire

A croquer

« Le diplôme », Amaury Barthet : laissez-passer de papier

Le diplôme fait-il la personne ? Peut-on se définir principalement à travers une feuille cartonnée format A4 estampillé du sceau d'une prestigieuse école ou d'une honorable université, que l'on accrochera fièrement dans un bureau ou, au pire, que l'on rangera soigneusement dans une chemise vouée à prendre la poussière ? Qui se gargarise à quarante… Lire la suite « Le diplôme », Amaury Barthet : laissez-passer de papier

A croquer

« Baisse ton sourire », Christophe Levaux : (mise) en garde

Le narrateur, anonyme, mène son récit de vie à la première personne du singulier. Et sans doute faut-il cela pour oser assumer un parcours de vie médiocre, plombé par l’absence d’une quelconque perspective à échapper au déterminisme gluant de « Toxcity », trou paumé d’une province du Nord. La vie ne l’a pas aidé, cela est chose… Lire la suite « Baisse ton sourire », Christophe Levaux : (mise) en garde

A croquer

« Frank et Billy », Laurie Colwin : amour non-exclusif

Josephine, aussi prénommée Billy, et Francis, dit Frank, sont tous deux mariés. Mais lorsqu’ils se rencontrent lors d’un raout d’éminents spécialistes de l’économie, les liens du mariage n’ont que peu de poids face à l’évidence de leur attraction. Pourtant, Billy aime son mari, Grey, qu’elle connaît depuis sa plus tendre enfance. Un couple on-ne-peut-plus pragmatique,… Lire la suite « Frank et Billy », Laurie Colwin : amour non-exclusif

A croquer

« Des ronds dans l’eau », Morgane Alvès : la vie après la mort

Ce jour-là aurait dû être le plus beau pour Joséphine. En tout cas, il s'annonçait comme tel : deux petites lignes qui confirmaient un début de grossesse, inattendu. Mais ce jour-là, alors qu'elle attend avec impatience le retour de son mari Vincent d'un week-end entre copains pour lui annoncer cette heureuse nouvelle, un coup de… Lire la suite « Des ronds dans l’eau », Morgane Alvès : la vie après la mort

A croquer

« Mon inavouable », Sophia Salabaschew : impatience passionnelle

A 33 ans, l'héroïne du roman, que l'on devine s'appeler "Sophie" ou "Sophia" car "synonyme de sagesse", est ingénieure du son auprès de son mari, caméraman. Lui est l’œil, elle est l'oreille, muette (ou muselée ?). Un grand écart d'âge les sépare mais elle a toujours préféré les hommes plus âgés, telle une Lolita en… Lire la suite « Mon inavouable », Sophia Salabaschew : impatience passionnelle

A croquer

« Sweet chaos »,Meryem Alaoui : chassé-croisé de voisins de palier

La vie de cet immeuble du quartier de Brooklyn, à New York, est haute en couleurs ! Il faut dire que les occupants qui l'habitent proposent un mélange hétéroclite de mœurs et de caractères, et le terme "éclectisme" pourrait être inscrit en lettres d'or au-dessus du "stoop" de l'immeuble. "Étrange immeuble, étranges gens. [...] Ce… Lire la suite « Sweet chaos »,Meryem Alaoui : chassé-croisé de voisins de palier

A croquer

« Petite sale », Louise Mey : coupables apparences

Nous sommes en février 1969 dans l'Est de la France, non loin du chemin des Dames, sur une terre gorgée du sang et nourrie des cadavres des Poilus tombés sous les balles des Allemands en 14-18. Augustin Demest, un propriétaire terrien sans scrupule, règne en maître sur le village de Saint-Dury. Il faut dire que… Lire la suite « Petite sale », Louise Mey : coupables apparences

A croquer

« Sentir mon corps brûler », Aure Hajar : les limites de la nécessité ?

Lila foule du sol pour la première fois la prestigieuse fac de droit sise près du Panthéon. Pour elle, c'est la promesse d'un nouvel avenir, forcément plus radieux que le morne quotidien dans sa cité de banlieue auprès de sa mère, femme de ménage aigrie et dévolue aux traditions familiales et ancestrales de Tanger. Une… Lire la suite « Sentir mon corps brûler », Aure Hajar : les limites de la nécessité ?

A croquer

« Mon cher mari », Rumena Buzarovska : duo duel

En onze nouvelles, l'écrivaine macédonienne Rumena Buzarovska narre des instants de vie de couples. Son angle de narration : un "je" féminin décliné en autant d'épouses différentes, mais toutes solidement reliées à un homme. Cet homme, justement, est un mari tantôt autoritaire, tantôt d'une douceur d'agneau ; parfois volage, parfois désespérément ennuyeux ; il peut… Lire la suite « Mon cher mari », Rumena Buzarovska : duo duel