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« Deux petites bourgeoises », Colombe Schneck : faire fi des préjugés

Esther et Héloïse sont nées, comme qui dirait, avec une cuillère en argent dans la bouche, dans les beaux quartiers de Paris. Si la première a pu, de façon relative, disposer d'une certaine liberté au-fur-et-à-mesure qu'elle grandissait, la seconde s'est presque tout entière conformée à l'idéal aristocratique de sa famille, mais en toute modestie, selon… Lire la suite « Deux petites bourgeoises », Colombe Schneck : faire fi des préjugés

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« La vie consommée », Lucie Droga : spleen générationnel ?

Suzanne a la petite vingtaine et guère de perspectives : les études universitaires ont vite été abandonnées au profit de petits boulots qu'elle enchaine sans conviction, proportionnellement aux pintes de bière qu'elle ingurgite chaque jour pour se mettre la tête à l'envers et oublier. Mais oublier quoi ? Son quotidien terne, insipide, la langueur qu'elle… Lire la suite « La vie consommée », Lucie Droga : spleen générationnel ?

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« La Petite Ceinture », Nathalie Piégay : topographie amoureuse

Adrienne vient tout juste de divorcer de Georges. Ses trois grands enfants étant indépendants, elle peut s'offrir le luxe de déménager de Paris et de vivre, non loin, à Fontainebleau, près de la forêt et de son travail à la clinique. "La liberté fait un grand blanc. Elle le préserve. Les mots flottent dans le… Lire la suite « La Petite Ceinture », Nathalie Piégay : topographie amoureuse

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« Les Illusions », Jane Robins : plaisir de lecture quasi illusoire

J'adore les éditions Sonatine, vous le savez. Aussi, lorsque j'ai pris dans ma très longue pile de livres à lire ce roman, le premier de Jane Robins, j'étais plutôt enthousiaste. Las... le plaisir n'a pas duré au-delà des cent cinquante premières pages. Callie et Tilda sont jumelles mais radicalement différentes, tant physiquement que moralement. La… Lire la suite « Les Illusions », Jane Robins : plaisir de lecture quasi illusoire

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« Tout ce qu’elle croit », Anne Lauricella : inventaire fragmenté et fracturé

Voilà bien un étrange récit que je vous propose aujourd'hui, auquel j'ai eu beaucoup de mal à adhérer, malgré une quatrième de couverture accrocheuse et un début de roman captivant. Aucun prénom dans ce texte, juste des pronoms ou des statuts familiaux : elle, son frère aîné, le père et la mère. Une famille lambda… Lire la suite « Tout ce qu’elle croit », Anne Lauricella : inventaire fragmenté et fracturé

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« Un truc de fou », Hank Green : rencontre du 3ème type ?

April May est une jeune graphiste de 23 ans qui tente de percer à New-York après avoir vécu une enfance et une adolescence tranquilles et confortables dans la province américaine. Libre et libérée, refusant les étiquettes, April prône un mode de vie détaché des conventions sociales. Une nuit, tandis qu'April sort très tard du travail… Lire la suite « Un truc de fou », Hank Green : rencontre du 3ème type ?

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« A la demande d’un tiers », Mathilde Forget : folles femmes follement aimées (#rentreelitteraire2019)

Quel étrange et fascinant opus littéraire que ce premier roman de Mathilde Forget, dans lequel sont convoquées les figures féminines vivantes et décédées, présentes et absentes, qui ont tant compté pour la narratrice. Sa sœur, tout d'abord, son aînée Suzanne. Tant admirée, tant imitée par le passé. "Je suis née après Suzanne, la place était… Lire la suite « A la demande d’un tiers », Mathilde Forget : folles femmes follement aimées (#rentreelitteraire2019)

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« Les petites robes noires », Madeleine St John : un charme suranné à laisser sur de jolis cintres capitonnés

On le voit partout, ce roman de Madeleine St John acclamé outre-Atlantique et tout nouvellement édité en France. Pourtant, le charme n'a pas opéré avec moi. Au final, j'ai refermé le livre en me disant : "Mais il se passe quoi, au fait, dans ce roman ?" Hélas, pas grand chose, sinon l'évocation d'un tournant… Lire la suite « Les petites robes noires », Madeleine St John : un charme suranné à laisser sur de jolis cintres capitonnés

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« La nuit ne dure pas », Jules Gassot : dandysme pseudo-festif

Paul Broca, un quarantenaire qui a divorcé d'Alice, va passer les fêtes de Noël chez sa mère à Genève puis du 31 décembre chez sa sœur Raphaëlle à Méribel. Homme désabusé et au cynisme mordant, il donne à voir une galerie de portraits de famille et d'amis incisifs, à commencer par sa mère, Mamusia, une… Lire la suite « La nuit ne dure pas », Jules Gassot : dandysme pseudo-festif

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« Bienvenue au motel des pins perdus », Katarina Bivald : ne m’en voulez pas de passer ma route et de ne pas m’y arrêter

Vous l’aurez compris, et je vous prie sincèrement de ne pas m’en vouloir, ce nouveau roman de Katarina Bivald, en bonne place dans toutes les librairies depuis sa sortie, n’a pas retenu mon attention. Mais alors pas du tout. Bien sûr, je pourrais vous dire que les personnages – une bande d’amis - sont attachants :… Lire la suite « Bienvenue au motel des pins perdus », Katarina Bivald : ne m’en voulez pas de passer ma route et de ne pas m’y arrêter