A dévorer !

« Sale bourge », Nicolas Rodier : sous les coups de l’envers du décor

Pierre Desmercier est l'aîné d'une famille de six enfants de la plus pure tradition bourgeoise : la mère ne travaille pas, les moindres regroupements familiaux réunissent au bas mot vingt-cinq convives, le weekend c'est scoutisme et "bonne-maman" veille avec fierté sur toute sa descendance. Mais derrière ce vernis social hautement distingué se cache une réalité… Lire la suite « Sale bourge », Nicolas Rodier : sous les coups de l’envers du décor

A dévorer !

« Le cœur synthétique », Chloé Delaume : « J’veux un mec »

A presque 47 ans, on peut dire qu'Adélaïde a plutôt bien vécu sa vie sentimentale. Jugez-en : depuis l'âge de 15 ans, elle a été amoureuse neuf fois, vécu avec six hommes et cela sur une période de presque trente ans. Sauf qu'à 46 ans, elle vient de quitter Elias après sept ans de vie… Lire la suite « Le cœur synthétique », Chloé Delaume : « J’veux un mec »

A dévorer !

« A trop aimer », Alissa Wenz (rentrée littéraire 2020) : (dé)possession amoureuse

C'est une jeune femme anonyme. Ça pourrait être vous, ça pourrait être moi. Originaire de la Bretagne, elle vit à Paris où elle est professeur dans le secondaire, et où elle donne libre cours à sa passion, la chanson, lors de quelques concerts. Quand elle rencontre Tristan, c'est d'un homme totalement atypique qu'elle fait la… Lire la suite « A trop aimer », Alissa Wenz (rentrée littéraire 2020) : (dé)possession amoureuse

A dévorer !

« On ne touche pas », Ketty Rouf (rentrée littéraire 2020) : sur le fil…

Joséphine s'étiole dans son quotidien de professeur de philosophie dans un lycée de Drancy. Élèves chahuteurs et désintéressés mettent à mal sa bonne volonté de leur inculquer l'art de penser. La sonnerie du vendredi soir et la trêve des vacances sont vécues comme des moments salvateurs et pallient la nausée récurrente qui chaque lundi matin… Lire la suite « On ne touche pas », Ketty Rouf (rentrée littéraire 2020) : sur le fil…

A croquer

« Des garçons qui tremblent », Stéphane Hoffmann : Nantes, théâtre romanesque codifié entre joutes sociales et amoureuses

Vous rappelez-vous du roman Des filles qui dansent, récit lu avec un enthousiasme débordant et chroniqué il y a peu de temps encore ? Je vous propose cette fois-ci la seconde partie de ce diptyque narratif avec Des garçons qui tremblent. Manquera cependant à ma chronique le même enthousiasme que précédemment. On retrouve Camille et… Lire la suite « Des garçons qui tremblent », Stéphane Hoffmann : Nantes, théâtre romanesque codifié entre joutes sociales et amoureuses

A dévorer !

« Les dévorantes », Marinca Villanova : la haine, de mères en filles

Il est des femmes pour lesquelles l'instinct maternel n'est pas naturel. L'évidence tant attendue et espérée de l'amour fusionnel avec ce petit être porté pendant neuf mois se révèle être un leurre, une illusion. "Comment font les mères qui aiment leur enfant immédiatement, inconditionnellement, et si tout cela n'était que mensonge ?" (p.94) Difficile de… Lire la suite « Les dévorantes », Marinca Villanova : la haine, de mères en filles

A dévorer !

« Géographie d’un adultère », Agnès Riva : noble prosaïsme d’un désir interdit

Paul et Ema sont à la fois collègues et amants. Chacun a une vie de famille établie et les deux vivent à peu de distance l'un de l'autre. Régulièrement, ils se retrouvent au conseil des prud'hommes où ils officient en tant que conseillers tant auprès des employés que des employeurs. Le maître-mot de leur relation… Lire la suite « Géographie d’un adultère », Agnès Riva : noble prosaïsme d’un désir interdit

A dévorer !

« Des filles qui dansent », Stéphane Hoffmann : le temps d’un été à La Baule, « la faiblesse des hommes, elles savent »…

Je retrouve avec grand plaisir Stéphane Hoffmann, découvert en 2018 avec Les Belles ambitieuses, en ayant par un hasard mis la main dans ma bibliothèque sur l’un de ses récits de « jeunesse » (qu’il me pardonne), à savoir Des filles qui dansent, publié en 2007. D’emblée, il s’avère idéal de savourer ce roman en… Lire la suite « Des filles qui dansent », Stéphane Hoffmann : le temps d’un été à La Baule, « la faiblesse des hommes, elles savent »…

A croquer

« Trop beau », Emmanuelle Heidsieck : zélée Mère Nature ici blâmée…

Marco Bueli a un problème qui, pour le commun des mortels, n'en serait pas un. Jugez plutôt : ce trentenaire brillamment diplômé est trop beau. Oui, trop beau : physiquement, il est irréprochable et son enveloppe corporelle digne d'un olympien Apollon. Mère Nature, à n'en pas douter, s'est montrée très généreuse à son égard. Si… Lire la suite « Trop beau », Emmanuelle Heidsieck : zélée Mère Nature ici blâmée…

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« Je suis né laid », Isabelle Minière : quoi ma gueule ?

Il est d'usage de considérer que TOUT bébé est d'office mignon, adorable, beau, voire magnifique. Personne n'oserait dire d'un nouveau-né qu'il est moche, qu'il est laid. Pourtant, lorsque le petit Arthur nait, aucun doute possible, aucune tergiversation permise : il est objectivement affreux. Alors que ses parents, qui se surnomment mutuellement Lili et Loulou, espéraient… Lire la suite « Je suis né laid », Isabelle Minière : quoi ma gueule ?